
Âgé de 26 ans et titulaire d'une licence en droit, Betim travaille à la réconciliation et à la paix dans son pays depuis 2011.
A l'invitation du CCFD – Terre solidaire qui soutient l'association au sein de laquelle il travaille (pour en savoir plus, cliquer ici), il séjourne 15 jours en France pour découvrir des actions de paix et de réconciliation ici et témoigner de son engagement là-bas.

Dimanche 23 mars, le bureau diocésain l'a accueilli dans une salle paroissiale à Verdun sur le Doubs et lui a présenté le programme de sa semaine en Saône et Loire.

Puis il a visité le musée du blé et du pain. En voyant les outils et les machines anciennes exposés, Betim a fait cette remarque :"Chez nous, on les utilise toujours".

expliquer son travail au
sein de l'association « Humanitarian
Law Center Kosovo » (Centre de Droit Humanitaire du Kosovo)
que soutient le CCFD : établir la vérité sur cette guerre qui
a fait plus de 13400 victimes pour pouvoir ensuite bâtir un nouvel
avenir commun – œuvrer
auprès des familles de victimes pour leur obtenir réparation en
justice – mener une éducation à la réconciliation et à la paix
auprès des lycéens et des collégiens.Un long et douloureux chemin que la France et l'Allemagne ont elles-mêmes emprunté au lendemain de la guerre de 39/45.
Mardi
25, Betim était à Chamblanc chez les sœurs
de Saint Joseph de Cluny pour visiter une exposition sur « Les
chemins de l'abolition de l'esclavage ». Ce chemin, initié par
la Bienheureuse Anne-Marie Javouhey il y a 150 ans environ, a rejoint
d’autres initiatives et a permis la promulgation des lois pour
abolir l’esclavage en France.Aujourd'hui, avec l'appui du CCFD, Bétim, animateur dans une association de défense des Droits des minorités et pour la reconstruction des relations entre ethnies, emprunte un chemin analogue pour promouvoir la paix et la justice.
En
après-midi, à Saint Germain du Plain, Bétim a échangé avec des
aumôniers de la prison de Varennes : Qu’est-ce qu’une
victime ? Comment prendre conscience du mal qu’on fait lorsque
soi-même on en a été marqué ? Que signifie « se
réconcilier » ?
Cet échange très riche a aidé chacun, Kosovar et Français, à se positionner sur les thèmes de la reconstruction, de la résilience, de la gestion des conflits et de la réconciliation. Thèmes bien actuels dans un contexte d’élections !

Enfin, à Tournus, Betim a dialogué avec des syndicalistes engagés aux prudhommes et découvert ainsi comment peuvent se gérer des conflits au travail ici.
( à suivre)

