Asala, une IMF pour les femmes et dirigée par des femmes

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Asala est un partenaire de la SIDI (Solidarité Internationale pour le Développement et  l'Investissement), une Institution de Microfinance (IMF) palestinienne. Elle fait du microcrédit et accompagne ses 5 000 clients ou plutôt clientes, Asala travaillant presque exclusivement avec des femmes.

Son but : prendre la défense des femmes palestiniennes par l’émancipation économique : leur permettre de développer ou créer une activité économique, y compris pour des sans-emplois. Les prêts vont de 2 000 à 20 000 dollars, sur des périodes d’un à trois ans. Les femmes défavorisées ont souvent des activités agricoles. Asala a six agences dans les grandes villes de Cisjordanie et trois dans la bande de Gaza.

Deux exemples de projets réussis, soutenus par l’agence de Naplouse :
* Yara possède deux cabinets de radiologie dentaire à Naplouse et Ramallah. Elle dispose d’un matériel unique en Palestine, qu’elle a fait importer d’Allemagne : une technique nouvelle, par imagerie électronique. Les Palestiniens de Naplouse et Ramallah bénéficient de ce nouveau service depuis 2014. Yara a bénéficié d’un prêt d’Asala de 15 000 dollars sur 4 ans, à un taux de 7 %.

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© Anne-Sophie Gaulué
/ CCFD-Terre Solidaire

 

* Souad est couturière et designer. Asala l’a aidée à s’installer et à avoir son propre atelier de couture à Naplouse. Elle crée ses propres modèles sur ordinateur. Sa clientèle est en croissance. Elle a obtenu deux prêts Asala de 3 000 et 14 000 dollars afin d’acheter du tissu, des machines à coudre et une voiture pour effectuer ses livraisons.

Jérôme Porier,
journaliste au journal "Le Monde",

Il a écrit un article sur lemonde.fr sur l’association Asala :
"En Cisjordanie, le micro-crédit aide les femmes à s’émanciper"

 

L’agroécologie,
une technique agricole totalement nouvelle en Palestine

Cette technique est promue par l’Agence pour le développement de l’économie locale (ADEL), un regroupement de 400 agriculteurs palestiniens, au départ marginalisés. ADEL travaille au développement du commerce équitable. Un des buts d’ADEL est d’inciter les consommateurs palestiniens à acheter local par la mise en place de circuits courts et de qualité, afin de diminuer la consommation de produits israéliens, très

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© Anne-Sophie Gaulué
/ CCFD-Terre Solidaire

 

présents sur le marché et traités aux pesticides.

Imane, soutenue par ADEL, possède une des premières fermes palestiniennes converties à l’agroécologie. Elle a adopté cette technique il y a un an et a été formée par ADEL pour cela. Au final, sa production augmente, ses coûts de production sont en baisse et elle économise 50 % d’eau.

Au départ, Imane avait 300 m2 de serre. Sa terre, qu’elle loue à la municipalité, s’est agrandie pour atteindre 3 000 m2 grâce à un prêt d’ADEL. Maintenant, une partie de ses cultures est hors serre. Imane fait par ailleurs travailler 5 femmes sur l’exploitation.

Au début, il y a un an, ses voisins se moquaient d’elle, la prenant pour une folle de se convertir à l’agroécologie. Elle est passée par des sueurs froides, mais finalement, ça a marché. C’est dire sa joie aujourd’hui !

Michel Maurice
Réseau thématique Finance solidaire

 

=> ces témoignages sont extraits de la newsletter du réseau Finance Solidaire de janvier 2017,

=> Anne-Marie S a aussi participé à ce voyage et se trouve dans notre région.