CCFD-Infos N° 87 – avril 2020
 


Edito : L’essentiel c’est ...
Michel Pinchon, un copain prêtre, me racontait qu’un jour, il se trouvait dans une paroisse d’un
bidonville à Brasilia au Brésil :
« Dans la semaine, nous avions enterré plusieurs enfants de 3 à 5 ans, morts de faim !
le dimanche, on m’a demandé de célébrer la messe paroissiale ...l’évangile était le suivant » :
« Ne pensez pas tout le temps pour votre vie à ce que vous mangerez...
Regardez les oiseaux du ciel, ils ne sèment pas... votre Père du ciel les nourrit...
Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ?...
Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice... » Math 6, 25-34
Cette parole retentissait en moi comme une insulte à la misère de ce peuple.
Dans l’assemblée, un homme s’est levé en s’adressant à tous, avec ces mots :
« Nous entendons la parole de l’Évangile la plus vraie pour nous aujourd’hui. Si nous étions
préoccupés de ce que nous allons manger demain et de comment nous allons habiller nos enfants,
nous serions déjà en train de nous battre, de nous voler les uns les autres. Mais nous savons que
l’essentiel n’est pas de manger, mais d’être frères. C’est pourquoi, nous avons décidé ensemble
de tout partager jusqu’au bout ».
Tout est dit !
Oui, plus que jamais, rien ne doit arrêter la solidarité.
Dans le contexte que nous vivons, la campagne de Carême nous appelle à une plus grande
créativité !
Sur le Val de Morteau, la journée Solidarité-Carême avec les enfants de la catéchèse se vivra
Autrement, mais elle se vivra. (cf article dans ce CCFD-infos).
Soyons inventifs ! Bonne marche vers Pâques.
Gaby Rognon


Plus que jamais, rien ne doit arrêter la solidarité !
Extraits de la lettre de la Présidente Sylvie Bukhari
de Pontual :

« Nous traversons actuellement une crise
sanitaire, mais également politique. Le virus ne
connait pas de frontières.
Il nous rappelle violemment le besoin d’une
gouvernance mondiale, prenant davantage en
compte le bien commun de l’humanité.
1/6Notre engagement au service de la solidarité internationale et la construction d’un monde plus juste
et respectueux des écosystèmes naturels s’impose comme une nécessité absolue, comme l’évoquait
le pape François dans Laudato Si : « J’adresse une invitation urgente à un nouveau dialogue sur la
façon dont nous construisons l’avenir de la planète ».
Plus que jamais nous devons défendre un plus juste partage des richesses afin de permettre aux
États de répondre aux besoins de leur population...
Nous sommes en effet très inquiets pour les populations des pays qui n’auront pas les moyens de se
soigner et de mettre en place des mesures préventives. Les mesures de confinement telles que nous
les connaissons sont difficilement imaginables dans de nombreux pays où les plus démunis doivent
sortir tous les jours pour gagner un peu d’argent pour vivre »...
« Les périodes de crise nous ramènent à l’essentiel : plus de sobriété dans nos modes de
consommations, richesse indispensable des contacts humains même virtuels, et importance de
l’entraide et de la solidarité.
Le Covid 19 survient au moment de notre campagne de sensibilisation à la solidarité internationale et
de récolte de fonds qui a lieu chaque année au moment du carême. Cette campagne d’appel à la
générosité subit le choc de la crise sanitaire.
Plus que jamais, nous avons besoin de vous pour donner à nos partenaires les moyens d’agir en
faveur des plus vulnérables. Plus que jamais, rien ne doit arrêter la solidarité. »
Lire le texte intégral : https://ccfd-terresolidaire.org/actualites/plus-que-jamais-faire-6564
La tribune « Plus jamais ça ! » signée par 18 responsables d’ONG, dont le CCFD-Terre solidaire,
a été publiée le 27 mars 2020 pour inviter largement à nous mobiliser sans attendre ;
pour cela, elle dresse des pistes de refondation d’un monde « en rupture avec les politiques menées
jusque-là et le désordre néolibéral", pour préparer dès maintenant le « jour d’après » le coronavirus.
Texte intégral ci-dessous :
https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/tribune-plus-jamais-ca-18responsables-d-organisations-
syndicales-associatives-et-environnementales-appellent-a-preparer-le-jour-dapres_3886345.html

L’écho des équipes locales
A Morteau : 2020, un carême autrement
Tout était prêt dès la réunion CCFD-Terre Solidaire du 11 février à laquelle nous avions invité les
responsables des équipes liturgiques du Val de Morteau : étude du thème, distribution du matériel
pour chaque dimanche, brochures, livrets, affiches...C’était sans compter avec le coronavirus !
Le traditionnel « bol de riz » prévu le 2 mars à Grand Combe Chateleu se déroule sans problème.
Thème : «Contre la faim, un nouveau modèle de société : l’agroécologie » avec reprise d’une
partie de l’émission « Entre deux mondes » passée sur FR3 et réalisée par les élèves des lycées
agricoles de Levier et Dannemarie. Un de ces élèves : Antoine Moyse de Montlebon est là pour
répondre aux questions...
Puis vient le partage du riz entre 130 convives servis par une bonne vingtaine de jeunes ou
d’ados fortement motivés ! Comme d’habitude, des enfants de la catéchèse présentent quelques
chants : merci aux animateurs et aux dévoués bénévoles !


Est réalisée aussi, à la demande de l’ACF, la célébration spéciale du dimanche 8 mars, journée
de la femme. (Voir ci-joint l’article de Christine Beuque, et même l’homélie du jour !)
Par contre, il faut innover pour un « Pain-pomme » en temps de confinement !
A l’initiative de Michel Jeanpierre et d’Angèle Petit, responsable de la catéchèse, un courrier est
adressé aux parents des 260 enfants catéchisés et aux 40 ados (4èmes et 3èmes) du Val de
Morteau pour proposer un repas de carême en famille, le samedi 28 mars à midi, avec un temps de
jeux et de prière.
Pas vraiment de retours spontanés sur cette activité, mais l’isolement de chacun explique cela !
Dommage !
Autre démarche en direction de nos frères musulmans de la mosquée de Montlebon : nous leur
adressons le « message des évêques de France » pour l’Annonciation en leur soumettant l’idée
de s’associer au geste symbolique de la lumière sur la fenêtre, le jour où nous fêtons Marie, elle-
même présente dans le coran sous le nom de Myriam...Geste tout de suite accepté ...peu de chose,
juste une rencontre par la pensée et la prière en ces temps de crise !
Nous sommes privés de rassemblements mais beaucoup de chemins mènent à Pâques...
Bonne route à chacun !
Monique Simonin


Et ailleurs...Fort heureusement, plusieurs animations liturgiques ou autres avaient déjà été réalisées
avant le confinement. Merci aux équipes locales de Levier, Valdahon, Val de Vennes et Franois-Serre
pour les Bols de Riz du Mercredi des Cendres, lotos solidaires et autres initiatives. Les lettres
paroissiales électroniques ont permis de continuer à communiquer sur la Campagne de Carême.
Les bénévoles peuvent encore se mobiliser individuellement en envoyant des mails, SMS ou appels
téléphoniques à leur entourage pour relayer l'appel aux dons: https://soutenir.ccfd-terresolidaire.org
Un Grand merci à tous!


Quelques nouvelles de notre partenaire de Bolivie
Edgar, représentant de l’association CIPCA, (Centre de recherche et de promotion de la
paysannerie) partenaire du CCFD-Terre solidaire, était attendu dans la délégation du Doubs du 18 au
22 mars. CIPCA travaille avec les organisations paysannes et indigènes locales pour renforcer leurs
capacités à défendre leur accès à la terre, aux territoires et aux ressources naturelles et leur
participation sociale et politique.
Sur notre secteur du Val-de-Vennes, notre équipe engagée dans l’accueil d’Edgar, s’est mobilisée
depuis l’automne pour organiser son programme de rencontres et de partages d’expériences sur le
thème : "Retrouver le lien perdu de l'Homme à la Terre, notre maison commune", dans plusieurs
domaines :
- celui de la formation et de l’éducation, avec les élèves du collège d’Orchamps-Vennes inscrit depuis
quelques années dans une démarche écoresponsable : nomination d’éco-délégués, éducation à la
consommation, chasse au gaspillage, recyclage, compostage, mise en place d’un jardin...
- celui de la filière comté, avec la visite d’une ferme et d’une fruitière à comté bio et échanges sur les
atouts qui font la réussite de cette filière : producteurs, transformateurs, affineurs, metteurs en
marché qui œuvrent collectivement.
- de l’agroforesterie : visite d’une ferme et sa plantation de haies avec une intervention de France
Nature Environnement sur l’intérêt de l’association haies et prairies.
- de la filière bois et gestion de la forêt avec un agent ONF et la visite de la chaufferie bois
déchiqueté de Pierrefontaine-les-Varans.
- celui de la gestion de l’eau avec les élèves du lycée agricole de Dannemarie et du Parc naturel
régional du Doubs horloger lors d’une rencontre avec un élu.
Une soirée publique était prévue pour toucher un large public avec le témoignage d’Edgar et une
sensibilisation à la démarche du CCFD-Terre Solidaire.
Cette préparation nous a tous motivés et a dynamisé notre équipe. Les circonstances ont rendu ce
partage impossible actuellement, l’équipe espère pouvoir concrétiser un prochain accueil de
partenaire.
Anna et Michel Cartier


Toutes les visites en France des partenaires ont été annulées et c’est par mail qu’Edgar a
communiqué avec Mathieu Salvi pour décrire la situation actuelle en Bolivie, et particulièrement dans
le département du Béni (Amazonie bolivienne) où vit Edgar. Voici un résumé de son message :
Dans toute la Bolivie, l’état d’urgence sanitaire a été déclaré mais les mesures prises sont surtout
répressives (interdiction de circuler, sorties limitées à une personne majeure par famille au jour fixé
sous peine d’amende) et le gouvernement a négligé les mesures sociales, sanitaires et humanitaires
qui se réduisent à la fourniture d’un panier à certaines familles et au paiement des factures d’eau et
d’électricité inférieures à 120 Bs.
Le nombre des personnes infectées augmente progressivement, 8 des 9 départements sont touchés,
le Beni fait exception, pour l’instant. L’économie bolivienne repose sur l’économie informelle. Dans
certains secteurs urbains en difficulté, des personnes enfreignent l’interdiction de sortir pour aller
chasse et pêcher. Cela impacte l’accès des populations indigènes aux ressources et aliments.
Face à cette situation les organisations indigènes exigent du gouvernement des mesures plus
adaptées à la réalité :
- la garantie en matière de santé : mesures de prévention et prestations de soins,
- une concertation entre l’État et les organisations de terrain,
- l’approvisionnement en aliments des populations indigènes, des paniers familiaux pour les plus
pauvres, la possibilité pour les petits producteurs de commercialiser leurs produits.
- une campagne d’information et de sensibilisation sur la pandémie, en langues indigènes dans les
médias nationaux et communautaires
- des mesures sanitaires pour combattre les autres maladies fréquentes
- la mise en place de points de contrôles pour éviter l’entrée des personnes n’appartenant pas aux
communautés.
Bernadette Salvi


et des autres partenaires à travers la planète
Alors que la pandémie se propage rapidement à travers le monde entier, le CCFD-Terre Solidaire,
alerte sur la situation des populations les plus vulnérables :
https://ccfd-terresolidaire.org/nos-publications/nos-communiques-de/coronavirus-pandemie-et-6579

Retour sur le Forum régional : Changements climatiques, enjeux agricoles et défis alimentaires.
Le forum régional a eu lieu les 7 et 8 février à Gray : la table ronde a rassemblé plus de 130
participants, sur ces sujets qui préoccupent chacun.e de nous et sont plus que jamais d’actualité.
Comment faire évoluer les modèles agricoles ? L’agroécologie est-elle la voie d’avenir ? Quel levier
peut apporter Laudato Si’ ? Comment passe t-on d’initiatives individuelles à un changement de
système ?
Toutes les réponses des intervenants lors de la table-ronde : Hélène Chevalier, Marc Dufumier,
Dominique Lang et Olivier Nouaillas, sont ici :
https://blog.ccfd-terresolidaire.org/bfc/post/2020/02/15/Forum-Regional-Ecologie-Integrale-Restitution-video
De plus, l’émission sur RCF-Besançon de mars leur a donné la parole :
https://rcf.fr/actualite/en-route-vers-l-ecologie-integrale-deux-jours-pour-changer-nos-comportements

Les ateliers du samedi après-midi ont été des moments pour approfondir, échanger, chercher des
pistes d’engagement sur le thème du week-end, à la lumière de Laudato Si’.
Les débats du dimanche matin ont été centrés sur la démarche « Église Verte » , animés par
l’équipe du Service diocésain de l’Écologie Intégrale ; une bonne nouvelle : ce service sera renforcé
par la création d’un poste salarié à mi-temps, à pourvoir.
Le site est déjà là : https://www.diocese-besancon.fr/diocese/services-diocesains/pole-justice-et-charite/
ecologie-integrale-developpement-durable
Maryse Fischer


Campagne « Devenir une Ville accueillante, c’est possible !»
Cette campagne nous paraît lointaine et pourtant, il y a seulement quelques semaines, nous
sommes allés à la rencontre de candidats aux élections municipales, dans de nombreuses villes en
France. A Besançon nous avons fait la démarche en collectif, dans le cadre des Etats-Généraux des
Migrations, dont fait partie le CCFD-25.
Les municipalités ont en effet les compétences et le pouvoir d’initier des politiques locales
volontaristes en faveur de l’accueil, de l’hospitalité et du respect des droits des personnes migrantes.
Ce n’est pas de l’utopie...de nombreuses villes l’on fait : Grenoble, Metz, Strasbourg, ou Briançon...
comme en témoignent les documents que nous avons remis à nos interlocuteurs.
Nous avons plaidé pour que la ville de Besançon :
- assure l’accès à l’hébergement pour qu’il n’y ait plus personne à la rue, en utilisant (voire
réquisitionnant) des locaux vides (comme l’a fait la ville de Metz),
- favorise l’apprentissage du français dès l’arrivée, l’accès à la santé, au travail, à l’insertion...assure
les transports gratuits ou à tarif réduit,
- crée des dispositifs pour permettre aux personnes migrantes de jouer leur rôle de citoyen.ne.s, par
exemple une carte d’identité municipale qui donne accès aux services municipaux, un Conseil
consultatifs des résidents étrangers, comme à Grenoble.
Nous insistons sur la nécessité de prendre en compte toutes les précarités et d’assurer un
hébergement inconditionnel pour toutes les personnes françaises et migrantes ; cela passe par la
nomination d’un conseiller municipal chargé des affaires sociales et des questions migratoires et qui
soit l’interlocuteur des associations concernées. C’est le cas à Metz qui a ouvert le « Carrefour des
solidarités », qui assure à la fois un toit, des services sociaux et sanitaires.
L’Association Nationale des Villes et Territoires Accueillants (ANVITA) regroupe les villes qui
pratiquent un accueil humaniste des personnes migrantes. L’ANVITA est porteuse d’une dynamique :
elle permet un échange de bonnes pratiques et une aide à s’engager dans la démarche de ville
accueillante. Nous recommandons que Besançon en devienne adhérente.
(https://villes-territoires-accueillants.fr/).
Nous avons eu des débats approfondis avec les candidats, spécialement concernés par le sujet, de
trois listes : Besançon par nature, Besançon verte et solidaire et Écologie positive. Si les deux 1ères
listes ont montré leur intérêt pour nos propositions, la 3 e liste est défavorable à la plupart de nos
demandes.
Face à la politique d’exclusion des États européens, désastreuses en vie humaine, ruineuses et
inefficaces, les municipalités, si elles le veulent, peuvent être des lieux d’expérimentation, prémices
d’une politique migratoire alternative, respectueuse des personnes...
M.F.


Face à la pandémie : un appel à des mesures d’urgence pour les
migrants

Face à la pandémie du Covid-19 et la crise sanitaire, de nombreuses organisations – dont le CCFD-
Terre solidaire du Doubs – ont exprimé, dans un courrier adressé au Préfet du Doubs, leur extrême
inquiétude et leur questionnement concernant la situation des personnes sans-abris qu'elles soient
françaises ou étrangères et particulièrement demandeuses d'asile. En effet, ces personnes sont, de
fait, en très grande vulnérabilité, c’est pourquoi pour leur santé personnelle comme pour la santé
publique, elles doivent pouvoir vivre en confinement strict comme chacun.e de nous, ce qui nécessite
qu’elles aient toutes un hébergement stable.
La lettre au Préfet a été transmise aux médias le 30 mars, vous la trouverez en fichier joint.
M.F.

Devoir de vigilance : quoi de nouveau 3 ans après ?
Le 27 mars 2017, l’adoption de la loi sur le devoir de vigilance,
faisait de la France une pionnière sur le sujet !
Trois ans après, et 7 ans après le drame du Rana Plazza
survenu le 24 avril 2013, où en est sa mise en œuvre ?
Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour que la loi française assure son rôle de
prévention des catastrophes humaines et environnementales dues aux activités des multinationales
et de leurs filiales et garantisse la possibilité pour les victimes d’obtenir réparation.
Nous avons été très nombreux à soutenir pendant des mois, la campagne : « Des droits pour les
peuples, des règles pour les multinationales » ; avec ses 847 000 signataires, elle demandait, entre
autres, que soit mis fin à l’utilisation des tribunaux d’arbitrage qui permettent aux multinationales
d’attaquer les Etats, mettant ainsi en péril la démocratie, les droits humains et nos biens communs
(climat, environnement, biodiversité...).
M.F.
Article complet : https://ccfd-terresolidaire.org/nos-combats/partage-des-richesses/loi-sur-le-devoir-de-6571

Dernière nouvelle ! la COP26, prévue à l’automne est reportée en 2021.
Mais cela ne doit pas signifier le report de l’action pour la justice climatique.
Plus que jamais, restons mobilisés pour une transition juste, équitable vers une société plus
résiliente et durable,
plus que jamais, restons mobilisés pour une gouvernance mondiale plaçant les droits humains au
cœur des processus décisionnels.
Nous regrettons bien de ne pas pouvoir vous proposer d’agenda dans notre délégation !
L’équipe de communication : Jean-Pierre Amiotte, Maryse Fischer, Jean-François Guiraud, Jean-Paul Maigrot

 

Dimanche 8 mars - Morteau
A Morteau, l’Action catholique des femmes (ACF) a demandé aux prêtres de pouvoir
animer la messe du deuxième dimanche de carême dont le thème proposé par le CCFD-
Terre Solidaire était : « promouvoir un modèle alternatif : l’agroécologie » ; le 8 mars est
aussi la Journée des droits des femmes. Tous les textes, prières, et même l’Evangile
furent lus par des femmes, et l’homélie préparée par elles. J’ajoute que notre mouvement
d’Action catholique est partie prenante depuis longtemps des actions menées par le
CCFD-Terre Solidaire.
Après l’homélie, comme chaque dimanche du carême, des petits papiers ont été distribués
à l’assemblée et ce dimanche, la phrase : « qu’est-ce qui est à ma portée,
individuellement ou collectivement pour entamer un changement radical de
consommation ? » était proposée pour une discussion en petits groupes. L’exercice, bien
rôdé dans la paroisse depuis plusieurs années, a bien fonctionné.
L’initiative portée par l’équipe ACF a été bien reçue par les fidèles et nous remercions nos
prêtres de l’avoir permise.
Christine Beuque
Homélie
La transfiguration est une métamorphose profonde, corporelle du Christ par laquelle il
révèle à ses proches sa nature divine. La lumière est au cœur de ce texte. (Evangile
Et nous par quoi sommes-nous éblouis ?
La lumière bleutée d’Iphone ? quels mirages notre société nous donne-t-elle à voir ? Des
lumières passagères aveuglantes, des flash éphémères...
Mais il est des lumières plus profondes, plus intenses : l’éblouissement du cœur ! quelle
merveille ! des échanges, des rencontres, des moments d’amour partagés qui nous
illuminent et nous ancrent dans le monde, dans le temps. Ces bons moments que l’on
passe en famille, avec des amis, des proches, sont nourris d’une lumière profonde, notre
foi, elle peut irradier notre quotidien, comme elle a irradié Marie-Madeleine.
A sa rencontre avec le Christ, elle se détourne des plaisirs superficiels du monde :
l’éblouissement survient quand ses larmes touchent les pieds du Christ, et cet amour
lumineux va la guider, il ne la quittera pas.
La transfiguration c’est peut-être aussi quand une femme trouve sa place, hier auprès du
Christ, aujourd’hui dans nos familles, notre société, nos associations, notre Eglise.
SILENCE
Dans la 1ere lecture, (nous sommes conviés, comme Abraham, à quitter nos habitudes,
notre confort et à changer nos comportements. Cela rejoint la question que nous allons
vous poser, er répondre en petits groupes :
Qu’est-ce qui est à ma portée, individuellement ou collectivement, pour entamer un
changement radical de consommation ?
Distribution papiers et crayons...pour réflexion individuelle et retours.
C.B. pour l’équipe ACF