Gaspillage alimentaire

Savez-vous quelle quantité de nourriture destinée à l’alimentation humaine est gaspillée ou perdue chaque année en France ? 10 millions de tonnes de nourriture.

De quoi nourrir 10 millions de personnes pendant un an !

Si l'on considère le prix de vente de ces produits perdus ou gaspillés. Cela représente une valeur théorique de 16 milliards d’euros chaque année. A titre de comparaison, le fonds européen d’aide alimentaire pèse 4 milliards d’euros, sur 7 ans, et pour 28 pays. Et je ne vous parle pas de l’impact carbone de ce gaspillage.

Qui sont les responsables de ce grand gâchis ?

Ce gaspillage est étalé tout au long de la chaîne. Si l'on considère chacun des acteurs individuellement, les pertes peuvent paraître faibles. Cela rend le gaspillage presque invisible, ce qui ne favorise pas la prise de conscience. Et ce, alors même que ces pertes peuvent être très importantes en volume.

Pourtant, le gaspillage alimentaire ne semble pas coûter encore assez cher au stade de la production / transformation / distribution. En tous cas pas assez pour que la majorité des acteurs ne s’engage encore à réduire drastiquement son gaspillage. "Il est encore plus intéressant de produire en grande quantité et à moindre qualité que de travailler sur la qualité pour réduire le gaspillage alimentaire. C’est la conséquence de la guerre des prix qui fait actuellement rage dans l’agro-alimentaire".

Existe-t-il de bonnes pratiques ?  2 exemples :

. Les circuits courts et de proximité renforcent le lien entre producteurs et consommateurs en répondant d’une part à la demande des consommateurs en produits authentiques, de saison, locaux, avec une meilleure traçabilité. Sur le plan environnemental, ils permettent de limiter les émissions de CO2, de réduire les emballages, et de soutenir des pratiques de production durables. Par ailleurs, fruits et légumes ne sont pas soumis aux exigences de la production standard en ce qui concerne leur aspect et leur calibre, ce qui permet de moins gaspiller et de diminuer l’utilisation de pesticides et engrais de synthèse.

. Dans la paroisse St Verny, environ une fois par trimestre, à la table ouverte aux personnes seules, aux étrangers, la très bonne soupe est faite des légumes que les bénévoles sont allés chercher à la fin du marché auprès des commerçants qui les donnent au lieu de les jeter.

Cela nous rappelle la responsabilité sociale des consommateurs. « Acheter est non seulement un acte économique mais toujours aussi un acte moral ».

Alors pendant cette période estivale, restez sensibilisé au gaspillage !

Où que vous soyez : cherchez, appréciez et goûtez les produits locaux !

A toutes et à tous, bon été. !