Égalité femme homme et éducation

En ce moment dans l’actualité des femmes parlementaires ont manifesté leur intention de ne plus jamais laisser passer les propos sexistes que d’autres parlementaires tiennent à leur égard.

Cette initiative révèle une triste réalité qui est que même dans le milieu des élus, qui, à mon sens, devraient avoir un comportement exemplaire dans ce domaine comme dans tous les autres parce qu’ils sont chargés par les électeurs de représenter les citoyens de leurs circonscriptions respectives, de tels comportements existent.

Ceci m’amène à vous communiquer la réflexion suivante :

Dans notre société nous parlons beaucoup de l’égalité femme-homme mais cela ne suffit pas.

Que faisons-nous ?

En termes d’éducation les différentes composantes de la sphère éducative, des parents à l’éducation nationale en passant par les associations, apprennent-elles aux jeunes des deux sexes comment et pourquoi il est important de se respecter et de respecter l’autre en lui donnant la même importance qu’à soi-même ; en prenant en compte l’importance de l’image de soi de chacune et de chacun.

Pour ce faire il me semble indispensable que nous revoyons notre manière de nous exprimer, de nous comporter, d’interpréter les attitudes afin que les propos sexistes et discriminants de tous ordres ne fassent plus partie du discours public et privé.

Je vais illustrer mon propos par quelques questions :
           - Pourquoi les garçons en rose et les filles en bleu ?
           - Pourquoi la mécanique pour les filles et la couture pour les garçons ?
           - Pourquoi le secrétariat pour les garçons et la maçonnerie pour les filles ?

Sortons des a priori et des préjugés ! Considérons les goûts et les envies de chaque personne (enfant, adolescente, adulte) pour le plaisir que telle ou telle activité procure à chacune !

Éliminons de notre langage tous les propos et messages dévalorisants. Je vous livre quelques exemples :
           - À un garçon : tu n’es pas bon en danse c’est normal c’est pour les filles
           - À une fille : pourquoi t’intéresses-tu à la mécanique, c’est pour les garçons
           - À un enfant qui a eu une mauvaise note en mathématiques : c’est normal, tu es comme moi, je n’ai jamais aimé les mathématiques.

Chacun de ces messages peut être remplacé par un autre, par exemple :
           - Je vais t’aider à comprendre pourquoi ru ne réussis pas comme tu le voudrais en danse
           - Qu’est-ce qui t’attires dans la mécanique ?
           - On va regarder ensemble comment tu pourrais améliorer tes résultats en mathématiques

En examinant nos comportements ordinaires nous pouvons améliorer les comportements des autres et en particulier ceux de nos enfants. Je préfère la pédagogie à la répression qui reste l’ultime recours et qui est toujours une sorte d’aveu d’échec.