Le pape François, un pape qui marque l’aurore du XXI° siècle

Permettez-moi auditeurs inconnus, que je salue au passage, de ne pas bouder mon plaisir. En ces temps incertains, dominés par les tracas quotidiens, la morosité, la crainte du lendemain, je voudrais vous faire partager ma joie de vivre sous un tel pontificat.

Le pape François, avec courage et détermination, met en œuvre différentes actions de grande envergure, en particulier la réforme de l’Église et la lutte contre la pauvreté.  

Chantier considérable que la réforme de l’Église et singulièrement de la Curie. Vénérable institution dont les origines remontent au V° siècle, la Curie romaine apparaît comme une structure rigide, opaque dont certains membres ont un train de vie fort éloigné des préceptes évangéliques. Les dicastères qui la composent communiquent peu entre eux. Et la gestion financière soulève de graves questions.

Cette volonté d’évolution s’inscrit dans la droite ligne du Concile Vatican II, mais se heurte à grand nombre d’oppositions, d’intérêts qui ne sont pas toujours avouables.

Signe des tensions actuelles, l’arrestation, qui aurait pu l’imaginer, d’un prélat espagnol monseigneur Vallejo Balda et d’une consultante laïque, accusés d’avoir divulgué des documents confidentiels du Saint Siège. Documents qui font l’objet de deux livres relatant les résistances à la réforme de la Curie, mais qui risquent de gêner l’action pontificale.

 

Cependant la pauvreté est le souci primordial du pape.

 

François, venu d’Amérique du Sud, connaît la misère qui frappe les déshérités des favelas, ces hommes, ces femmes, ces enfants, qui vivent dans des conditions inacceptables, dégradantes, dans un univers où règne l’illettrisme, l’injustice, la violence. Dans ce contexte, une jeunesse sans avenir est livrée à la loi du plus fort, à la prostitution, à la drogue, au désespoir. Cette situation se retrouve évidemment dans l’ensemble des pays du Sud.

Dans sa Lettre encyclique « Laudato si » de juin 2015, le pape évoque l’impérieuse nécessité de protéger la planète, il lie la transition énergétique, le développement durable à la justice sociale. Pas de développement sans justice ! Comment ne pas saluer la convergence avec l’action du CCFD pour une terre solidaire dans un monde équitable ? Comment ne pas reconnaître dans cette affirmation la force du message évangélique ?