Egalité Femme Homme

Karine Plassard militante féministe et Clermontoise citée dans un article du journal « Le Monde » dit : « Quand on est une femme seule et que l’on doit passer devant quinze messieurs, ce n’est pas toujours évident. On peut être dévisagée des pieds à la tête, recevoir une réflexion pas très sympathique… Cela crée un sentiment d’insécurité. »

Et vous qu’en pensez-vous ?

Est-ce vrai partout, dans toutes les villes et dans tous les quartiers ?

Ce sentiment d’insécurité est vraisemblablement ressenti beaucoup plus fortement dans certains endroits que dans d’autres, par certaines femmes plus que par d’autres mais il peut exister partout, sous des formes très différentes.

Et vous qu’en pensez-vous ?

Ce constat étant fait que pourrions-nous faire pour que toutes et tous puissent se promener partout, sans craindre d’être harcelé-e ?

Il me semble que cela passe par un travail de longue haleine pour faire évoluer les mentalités, les regards posés sur les autres afin que chacune et chacun respecte l’autre.

Ce travail devrait être mené auprès des populations de tous âges et de toutes catégories sociales et professionnelles.

Et vous qu’en pensez-vous ?

Les actions à mener auprès des enfants dans et hors des écoles devraient être conduites par des spécialistes à même de comprendre le regard porté aujourd’hui sur l’autre pour ensuite pourvoir le faire évoluer. Pour moi, il ne s’agit pas d’ajouter une tâche supplémentaire aux enseignants de telle ou telle matière tout simplement parce qu’il ne s’agit d’enseignement.

Ce travail pourrait être confié à des associations spécialisées, contrôlées pour éviter les dérives de quelque ordre qu’elles soient.

S’adresser aux jeunes générations devrait être prioritaire puisque ce sont elles qui constitueront le monde de demain et que les enfants peuvent amener les parents à faire évoluer leur manière de voir les choses.

Et vous qu’en pensez-vous ?

Cette « éducation au respect » est possible, elle existe dans quelques endroits. J’ai eu l’occasion de la voir mise en œuvre en Colombie dans une banlieue de Bogota.

J’ai entendu les membres de l’association, des élèves de collège qui bénéficiaient du travail de cette association et j’en ai principalement retenu :

Que bien que l’environnement de l’école soit difficile en terme de sécurité, que les élèves, garçons et filles, soient confrontées quotidiennement à la violence dans leurs quartiers, que leurs parents ne soient pas ou presque pas allés à l’école et qu’ils vivent dans des conditions difficiles ce travail d’éducation au respect de soi et des autres était possible.

J’ai également été surpris du degré de maturité des élèves rencontrés.

Cette éducation au respect mutuel, dans toutes ses formes, est indispensable pour que notre société progresse.

Et vous qu’en pensez-vous