Demandeurs d’asile, quel accueil leur réservons-nous ?

Là-bas, le CCFD-Terre Solidaire soutient  l’action du Service Jésuite des réfugiés en Syrie qui accompagne 300 000 personnes à Homs, Damas et Alep.

Ici, le bien-nommé programme Welcome du Service jésuite des réfugiés permet à des familles françaises d’héberger, pour une durée de deux semaines à trois mois, un demandeur d’asile. Alors qu’ils sont de plus en plus nombreux à se retrouver à la rue, l’accueil en famille leur permet de reprendre souffle et de vivre de réelles rencontres avec des Français.

Un exemple Welcome, en France:

C’est l’heure calme, autour d’un café, pendant que deux de leurs trois jeunes enfants font la sieste. Valeryia, 30 ans, demandeuse d’asile en provenance d’Ukraine, partage avec Damien et Gwenaëlle,  un gâteau au chocolat qu’elle a préparé avec les enfants.

Valeryia est arrivée dans la famille grâce au projet Welcome. Cette association créée par le Service jésuite des réfugiés met en contact des demandeurs d’asile, et parfois des réfugiés qui viennent d’obtenir le statut, avec des familles qui peuvent les accueillir. La durée du séjour est limitée et définie à l’avance entre la coordinatrice de Welcome, et la famille, afin que l’accueil ne devienne pas trop lourd pour la famille. Chez Damien et Gwenaëlle, il est ainsi prévu que Valeryia reste deux mois. « Welcome me permet de vivre dans différents types de familles françaises, cela en fait une expérience unique », dit-elle.

Si elle connaissait déjà un peu la France pour y être venue comme touriste, Valeryia n’imaginait pas devoir s’y réfugier un jour. Jusqu’en 2014, elle habitait la ville de Lougansk, aujourd’hui au coeur de la guerre en Ukraine. De cette guerre, elle dit peu de choses, seulement qu’elle a refusé de choisir entre ce qu’elle appelle « ses deux langues maternelles », le russe et l’ukrainien.

Avoir été obligée de quitter son pays reste une blessure : « Ce n’était pas un choix, et c’est parfois dur à accepter. Beaucoup de demandeurs d’asile ne parlent que de retourner chez eux. Mais vivre dans une famille permet de rompre notre solitude. Petit à petit, en partageant un quotidien, se reconstruit une nouvelle vie. »

Demandeurs d’asile, quel accueil leur réservons-nous ?

Prenez contact avec le réseau Welcome à Clermont-Ferrand.