Droit d’asile, devoir d’asile !

Encore aujourd’hui des drames en Méditerranée !

Les radios et les journaux nous ont déversé tant de chiffres et de « nouvelles » dramatiques en quelques jours : plus de 900 personnes noyées au large de l’Italie depuis le début de l’année (47 pour la même période de 2014), en 2 jours les garde-côtes ont sauvés 6500 migrants sur 42 embarcations, l’agence européenne de contrôle des frontières extérieures (Frontex) prévoit 500 000 à 1 million de personnes susceptibles de tenter d’aborder aux rivages de l’Europe en 2015.

DROIT d’asile pour qui ?

Il faut dire et redire la réalité des faits pour nourrir l’indignation qui doit être celle des humains que nous sommes, et avec le pape François celle des chrétiens, face à des hommes et des femmes victimes de conflits armés, de guerres économiques ou religieuses contraints d’abandonner leur pays.

Que disent les migrants :

« Je n’avais pas le choix, il fallait fuir. »

« Je ne savais même pas où allait notre barque. »

« De nombreux villages du Darfour (ouest du Soudan) ont été brûlés et pillés. Les gens ont été assassinés, les femmes violées et nos cultures anéanties. Je me suis réfugié dans un camp, mais là encore, l’insécurité m’a rattrapé. Mon père a été assassiné et mes nièces violées. »

Des histoires qui toutes racontent la complexité des conflits : Soudan, Érythrée, Éthiopie, Syrie, Afghanistan, des parcours qui passent souvent par la Libye et la traversée tragique de la Méditerranée et qui s’enlisent dans des labyrinthes juridiques, l’attente interminable à Calais ou ailleurs dans des lieux de misère.

Des histoires qui racontent la complexité des situations : sans-papiers, demandeurs d’asile, réfugiés c’est-à-dire personnes ayant obtenues le droit d’asile (en France 1 sur 4 demandeurs), déboutés du droit d’asile (3 sur 4 des demandeurs soit environ 45 000 personnes pour 2014) qui doivent quitter le territoire français, et en fait rejoignent les clandestins en situation irrégulière, susceptibles de reconduite à la frontière.

Qui a le DEVOIR d’asile ?

N’est-ce pas à nous, citoyens d’un pays en paix, d’accueillir les exilés ?

C’est à la porte de notre Europe que frappent ces hommes et ces femmes !

« Où est l’Europe ? On peut faire passer des marchandises et n’importe quoi et on doit fermer les portes aux hommes ! » s’indigne une députée européenne.

A nous de faire entendre nos voix pour que les États et l’Europe se donnent les moyens matériels et politiques de résoudre cette crise migratoire, dans le respect des femmes et des hommes.