Eglise, Esprit et Inspiration !

Le récent synode portant sur les questions de la Famille n’a pas fait la une des médias : rien de croustillant à se mettre sous la dent ! Serait-ce un printemps de l’Eglise qui se prépare en automne ?

La longue période « didactique », où notre Eglise souhaitait enseigner « urbi et orbi » ce qui était vrai et bon pour tous, nous a un peu fait souffrir. Nous sommes heureux que le synode en 4 saisons étalées sur 2 ans annonce une attitude pastorale au sens de « Vatican II » et de « Gaudium et Spes » : partager et comprendre les joies et les espérances, les douleurs et les difficultés des hommes et des femmes de ce temps ! Cette respiration alterne des temps d’inspiration et d’expiration. Nous en espérons une approche pastorale qui donne la priorité à l’accueil et au soutien des familles et des sociétés de notre temps et des divers continents, aux côtés de nos frères protestants et orthodoxes. Merci à l’Esprit Saint d’avoir insufflé un courant d’air frais dans les couloirs de notre Eglise!

L’Esprit Saint : un personnage un peu difficile à saisir, ce 3° de la Trinité ! Mais les traductions successives de son nom ont pu déformer l’image et la compréhension. Depuis l’hébreu « Ruah » et le grec « Pneuma », en passant par le latin « Spiritus » ou « Anima », ces mots parlent du souffle vital. Glissant du latin au français, on est passé du souffle à l’esprit, du vital à l’intellectuel: ce n’est pas tout à fait pareil !

Récemment, je discutais avec mon petit-fils de 5 ans du mot « inspirer » : ce verbe désigne la prise d’air vitale que nous effectuons, quasiment sans y penser ; mais aussi la recharge d’innovation spirituelle venue de plus loin que nous-même ; traduite ensuite dans tant d’activités humaines: jeu, art, poésie, entreprise, association, gouvernement...etc.

L’Eglise et le pape François nous invitent à cultiver et partager notre souffle vital : celui qui nous pousse vers l’exploration de chemins nouveaux, démarche qui relie et appelle la conversion personnelle et la transformation sociale. Non par souci d’originalité ou de mode, mais pour adapter nos comportements aux réalités d’un monde qui mute : et ce message vaut aussi pour une Europe qui se cherche, recevant un Bergoglio dont l’histoire sud-américaine et familiale s’enracine et se mêle dans l’histoire des « migrations de la misère »!

A l’approche de Noël, je vous souhaite, à vous qui vivez dans le diocèse du « pneumatique », d’être inspirés par le Souffle Saint que Jésus nous a promis, vers un printemps d’Eglise et de Société, appel à secouer nos habits et habitudes de l’hiver.

Bonne journée à chacun de vous qui nous écoutez !