Quand tu prends un taxi la nuit, le verrouillage central des portes claque et le chauffeur ne s’arrête plus aux feux rouges. Bienvenue dans la « ville merveilleuse » comme Rio est surnommée ! Ici on a l’amour du foot dans la peau, sur la plage d’Ipanema comme dans les favelas.

Favela, c’est le nom brésilien des bidonvilles où s’entassent les gens défavorisés. Des maisons faites de matériaux récupérés et bâties illégalement, les unes sur les autres, sur des terrains souvent inconstructibles,  comme les pentes raides des collines de Rio. Aujourd’hui, on en compte près d’un millier dans la ville. Plus d’un Carioca sur cinq y vit mais une partie de ses habitants est menacée d’expulsion. Avec les grands évènements comme la coupe du monde ou les JO dans deux ans, la pression sur l’immobilier est énorme. La municipalité veut récupérer des terrains qui offrent de beaux points de vue, comme ceux des morros (collines).

 Heureusement, des Cariocas luttent pour ramener un peu de justice et de paix, notamment dans les célèbres favelas déshéritées. Le numéro  d’Okapi  du 15 juin 2014 t’emmène à la  rencontre d’Eduardo le prof humaniste,  de Filipe le journalise activiste, d’Yvonne la pédagogue de choc ou de José Luis le footballeur éducateur. Les jeunes entre 4 et 16 ans rêvent de devenir de futures stars du foot… Très motivés, ils s’entraînent chaque jour sur le terrain de Santa Marta.

 Peu à peu découvrons encore, au fils des pages de cette revue,  le quotidien des jeunes indiens épris aussi de foot. Grâce au CCFD-Terre Solidaire, Okapi a passé trois jours uniques avec le peuple Apinajé au nord du Brésil. Comme dans beaucoup d’endroits du monde, certains brésiliens  «occidentaux et modernes »,  souvent riches, ne supportent pas que leurs compatriotes indiens, vivant au rythme de la nature, leur fassent obstacle.

Pourtant ils étaient là bien avant que les colons portugais débarquent, il y a 500 ans, pour s’emparer par la force de ces terres merveilleuses. Les blancs voulaient exploiter les énormes ressources naturelles et les indiens les gênaient.

Ici, pas de commerce, ni d’hôtel,  ni de restaurant. Rares sont ceux qui s’y intéressent.