Joie et tristesse, quelques nouvelles de ces derniers jours.

Matin de Pâques, joie sur le tarmac de Villacoublay, quatre hommes redécouvrent la liberté, la lumière, la vie, leurs familles, leurs amis après 11 mois dans l’obscurité et la privation de tout. L’émotion est palpable, même à travers l’écran.

Mais deux jours plus tard, nous apprenons la mort probable d’un des otages français au Mali. Qu’en est-il du deuxième otage lui aussi détenu au Mali ? des otages des autres pays ? Tristesse.

Dans l’est de l’Ukraine, on se menace, on se bat, les uns veulent redevenir russes, les autres veulent sauvegarder l’intégrité de leur pays et son indépendance. Tristesse.  

Le Rwanda revit ses heures les plus noires à l’occasion du 20° anniversaire du génocide, et l’on voit que les blessures sont loin d’être cicatrisées et que la quête des responsabilités ouvre la porte à des polémiques pleines de douleur. Tristesse.

Que comprendre du projet de vie de ces jeunes français qui partent grossir les rangs des djihadistes en Syrie et peut-être y perdre la vie ? Tristesse.

Là, on érige ou on renforce des murs qui séparent, divisent, ostracisent ; murs de béton ou murs virtuels, frontières infranchissables qui rejettent l’autre, parfois en font un étranger dans son pays. Tristesse.

Devant cette déferlante médiatique de malheurs et d’horreurs, la tentation est grande de se lamenter : « quelle époque ! » et de se refermer sur son petit espace personnel préservé « grâce au ciel ! ».

Mais les médias nous réservent aussi de belles nouvelles.

Dimanche, le pape François a canonisé Jean XXIII et Jean Paul II, ouvreurs de portes chacun à sa manière, l’un « inventant » le concile Vatican II qui a transformé notre Église  du XX° siècle, l’autre poursuivant l’ouverture, particulièrement vers les jeunes en les invitant par delà les continents à des JMJ, images d’un monde nouveau. Joie.

Au Sénégal, l’association Ikims Ikim soutient une école à Malicounda, pour permettre aux enfants des rues et aux enfants défavorisés  (300 actuellement) d’étudier comme les autres enfants. Joie.

A Madagascar, près d’Antananarivo, le père Pedro « ne refuse jamais un pauvre ». Dans un pays où 92% de la population vit avec moins de 1,48€ par jour, Akamasoa, l’œuvre du père Pedro, depuis 25 ans, construit des villages, des maisons, des écoles, des dispensaires, des bibliothèques, des stades de foot. Donner un logement sain, une école pour les enfants et un travail rémunéré pour les parents sont les objectifs d’Akamasoa pour les plus pauvres, soit pour 16000 personnes dont 10000 enfants scolarisés. Joie.

Ainsi mille initiatives laïques ou soutenues par la foi en JC ; comme le dit le pape François dans son homélie de Pâques : « L’Amour est plus fort, l’Amour fait fleurir l’espérance dans le désert. »