En région Auvergne Limousin, le CCFD-Terre Solidaire a reçu 3 Partenaires au temps de Carême. 

Tous les trois sont venus témoigner de leur vie dans leur pays,  du développement de  leur projet et des actions  menées par leur association. Elles  ont un point commun  celui de l’accès aux ressources naturelles comme la terre et l’eau.

Guillermo de BASE IS au Paraguay :

Il faut voir l’accès aux ressources comme un accès à un bien commun, collectif, et non seulement par ceux qui peuvent les accaparer par achat, par expropriation. Ceux –là obtiennent les ressources  par le pouvoir et ce, au détriment des petits paysans. Il faut donc s’unir pour s’opposer à ceux qui accaparent les biens communs.
Le rapport de 64 pour un dans la consommation d’énergie entre pays du nord et ceux du sud  est à repenser, non en augmentant la consommation du nord, mais en la diminuant pour éviter de compromettre l’avenir.  
Tout ce qui se passe dans le sud a des conséquences dans le nord et vice-versa. Le modèle agro-exportateur pratiqué dans le sud a des conséquences sur le nord car les pesticides  utilisés se retrouvent dans les fruits ou les produits que vous consommez.

Fausto de la Pastorale Sociale de San Marcos au Guatemala :

Dans une France développée j’ai trouvé des gens qui reviennent à  certaines pratiques ancestrales dans les jardins, sur les marchés, en utilisant les produits locaux pour la cuisine.
A propos de l’accaparement des terres : il faut faire que la terre ne soit pas la propriété de ceux qui l’accaparent mais celle de ceux qui la travaillent.
Par rapport à l’eau, vous avez beaucoup de lois pour la capter, la réguler, la traiter, la distribuer puis la rendre propre dans la nature. Au Guatemala on a un grand retard sur ce sujet. Il n’y a pas de lois pour réguler l’accès à l’eau car les paysans en manquent pour cultiver et vivre.
Comprenez  la cosmogonie maya par la culture du maïs

Chau de SPERI au Vietnam :

Votre système au nord n’est pas parfait et  le sud en subit les conséquences
Ce qu’il faut c’est redonner le pouvoir aux personnes pour conserver les ressources naturelles qu’elles possèdent et gèrent. Ce qui est difficile, c’est de gérer les menaces extérieures
J’ai constaté qu’ici vous interroger d’abord le résultat, les chiffres : chez nous ce qui est important c’est le processus. Accompagner ce n’est pas montrer le chemin mais amener les gens à construire leur chemin.

C’étaient quelques unes de leurs réflexions en fin de leur séjour. Elles nous interpellent, n’est-ce pas ?