De bonnes lectures ?

J’ai trouvé une revue qui prône l’optimisme en affirmant que c’est la seule façon de construire un monde meilleur. Elle affirme que 2013 avait été la meilleure année de tous les temps à partir des constats des experts de l’ONU !

Le premier argument : l’objectif fixé par l’ONU de réduire de moitié le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté d’ici 2015 a été atteint dès 2008.

Reste l’autre moitié et c’est trop !

Le deuxième argument est que malgré la crise financière, il n’y a jamais eu aussi peu de problèmes de faim. Et les guerres, elles, n’ont jamais fait aussi peu de morts qu’actuellement.

Et pourquoi le CCFD-Terre Solidaire parle t-il encore de la faim dans le monde.

Ces mêmes experts parlent du chaos climatique pour dire que notre monde est beaucoup mieux préparé qu’aujourd’hui à affronter les accidents climatiques. Grâce à de meilleures digues, barrages et un habitat plus solide, le nombre de morts du fait du climat a baissé de 93 % depuis les années 1920.
D’autres parlent de transition écologique.

Quant aux maladies, le bilan est encore plus spectaculaire.

Les experts de l’ONU parlent aujourd’hui de la « fin du Sida »., pensent que la Malaria aura disparu d’Afrique dans 12 ans.
Quant à la tuberculose, le tétanos, la lèpre et les autres maladies infectieuses, elles ne provoquent plus de ravages à grande échelle, dans aucun pays.

Comment se fait-il que certaines ONG existent encore ?

J’ai lu ce que les experts mondiaux ont publié en amont du forum économique mondial de Davos. Quelque chose a changé puisque ressort cette année comme premier enjeu celui de la réduction des inégalités de revenus. Puis sont donnés les risques majeurs qui guettent la planète, les plus probables : les événements météorologiques extrêmes, le chômage et le sous emploi, le réchauffement climatique et les cyberattaques.

Plus réalistes peut-être mais si l’on en reste aux constats !

Alors j’en suis arrivé à la lecture de « Evangelii gaudium » du Pape François. Les défis du monde actuel sont de dire non à l’économie d’exclusion, non à la nouvelle idolâtrie de l’argent, non à l’argent qui gouverne au lieu de servir, non à la disparité sociale qui engendre la violence.

L’évangile nous invite toujours à courir le risque de la rencontre avec le visage de l’autre, avec sa présence physique qui interpelle, avec sa souffrance et ses demandes, avec sa joie contagieuse dans un constant corps à corps.

Alors, vous aussi faites de bonnes lectures.