Amis auditeurs bonjour,
Mercredi 8 janvier les médias ont diffusé annonces et reportages, sans compter, sans retenue, sur l’événement majeur de cette période, « les soldes ont commencé » !  Ceci dit avec ironie ! Que penser de cette mention relevée dans la presse locale du 9 janvier, « jusqu’au 11 février tout le monde pourra trouver son bonheur tant côté prix que côté coloris ».

Que penser de ces publicités racoleuses qui annoncent : « soldes jusqu’à  -50%. Soldes exceptionnelles jusqu’à – 60% ». Que penser de ces publicités agressives abimant le paysage nous annonçant « polo de femme, avec col, 2.99 euros » ? et pour lesquelles je me suis demandé quel est le prix de revient, donc le salaire versé aux ouvriers ?

Il n’est plus possible de rester sans réaction, sans indignation, lorsque nous avons les moyens d’être informé sur ce qui se passe en amont de ces ventes, en particulier dans le textile. En effet, le 8 janvier, jour de début des soldes, nous apprenions, sous le titre suivant « la révolte des ouvriers du textile gagne le Cambodge » et qu’après le Bangladesh ce sont les ouvriers cambodgiens qui se sont soulevés pour réclamer des hausses de salaires. Ces manifestations se sont soldées par une répression violente tuant et blessant des personnes.

Les événements de novembre, au Bangladesh, ont provoqué chez les ouvriers du textile une sorte d’émulation totalement justifiée tant leurs situations sont indignes et inacceptables.

Au Cambodge, les salaires sont de 80 dollars mensuel, notoirement insuffisants. Les ONG les plus fiables estiment que ces salaires devraient être multipliés par 3 pour satisfaire les besoins fondamentaux qui rappelons-le, sont : se nourrir, se loger, se vêtir, se soigner et s’éduquer. Dans ce pays cette industrie est essentielle, elle représente 90% des exportations et elle emploie 400 000 personnes.

Cette grogne gagne Haïti. Le mouvement initié au Bangladesh touche aussi ce pays où le textile a un même niveau essentiel qu’au Cambodge,  dont 90% des exportations selon la banque centrale d’Haïti. Ces haïtiens, travailleurs du textile, réclament des salaires multipliés par 3.

Dans quelques trop rares articles publiés lors des événements du Bangladesh nous apprenions que le rapport entre le prix de revient et le prix de vente du textile est de 1 à 50. Cette information ne peut que nous inciter à réagir.

Nous ne pouvons rester insensibles  à cette situation. Au sein de notre mouvement, le CCFD-Terre solidaire et de notre collectif « éthique sur l’étiquette », nous agissons en direction des centrales d’achat des grandes marques et des grandes enseignes de distributions commerciales, (hypermarchés). Nous vous invitons à aller sur les sites du CCFD-Terre Solidaire et du collectif éthique sur l’étiquette pour y  découvrir les actions de partenariat menées en soutien de ces travailleurs malmenés.

Je terminerai ce libre propos en vous appelant à soutenir nos actions pour un monde plus juste,  plus équitable et plus solidaire. Merci pour votre soutien et votre écoute attentive.

A bientôt pour un prochain rendez-vous sur cette antenne.