Le Pape François a rencontré Adolfo Pérez Esquivel, président international et fondateur de Serpaj, association partenaire du CCFD-Terre Solidaire et par ailleurs prix Nobel de la Paix argentin.

La rencontre a été affable et émouvante. Ils ont parlé des nouveaux chemins de l’Église avec un regard sur ceux qui ne possèdent rien, sur les gens marginalisés et sur tous ceux qui sont privés de leurs droits les plus élémentaires.

Après cette rencontre, Pérez Esquivel a bien voulu se livrer aux journalistes sur le contenu de cet échange.

Il a estimé :

« La rencontre s’est très bien passée. Nous avons parlé de la situation générale de l’Église dans le monde, en Amérique Latine, en Argentine et face aux problèmes environnementaux. Le Pape m’a dit quelle était sa conviction pour avancer dans la vérité, la justice et la réparation des dommages causés par les dictatures. Mais, nous avons parlé aussi des Droits Humains qui doivent être respectés dans leur intégralité ; on ne doit pas seulement les limiter aux assassinats de la dictature mais ils doivent aussi prendre en compte la pauvreté, l’environnement et la vie du peuple.»

Tous deux Argentins, les interlocuteurs ont évoqué :

« les martyrs de l’Amérique Latine qui sont des semences de vie ainsi que des voix prophétiques du continent américain : Don Helder Camara, Monseigneur Romero, Pedro Casadàliga, Leonidas Proaño, Enrique Engelelli et quelques autres. »

Lors de cette rencontre les deux hommes auraient aussi parlé d’œcuménisme. A ce sujet,

« le Pape m’a affirmé que l’Église doit dialoguer avec toutes les religions sur un même plan d’égalité. »

a insisté le Prix Nobel argentin. Pour conclure Adolfo Pérez Esquivel a longuement évoqué l’appui du pape François à la cause des pauvres.

« Le Pape François m’a dit encore toute sa préoccupation pour réduire les indices de pauvreté dans le monde en travaillant ensemble avec les pauvres et que c’était là le motif qui l’a amené à choisir le nom de François, ce qui signifie pour lui tout un programme de vie et un symbole de son engagement avec les pauvres ».

Le Souverain Pontife, lui, aurait conclu l’échange en demandant à son interlocuteur son soutien ainsi que celui de tous les chrétiens pour qu’il puisse, grâce à leurs prières, aller de l’avant dans sa mission.