Dès notre arrivée, nous avons été saisis par l’immensité et la diversité de la foule qui se pressait dans la Basilique souterraine. Deux phrases résonnent dans ma mémoire : « Il n’y a pas de sans voix parmi nous » et « L’Eglise n’est pas réservée à certaines personnes ». L’une a été prononcée par Mgr HOUSSET, l’autre par une représentante du groupe « Place et parole des pauvres ». Diaconia ne pouvait pas mieux commencer : l’Eglise se rassemblait avec la volonté d’accueillir chacun et surtout de donner la parole à tous.

Diaconia n’a pas été l’affaire de spécialistes. Que ce soit à travers les différents temps d’échanges en diocèse ou à travers les ateliers et forums proposés, ce rassemblement a d’abord été une histoire de rencontres : rencontres au sein même de notre délégation, organisée en petite fraternité de six personnes, rencontres avec des témoins de la foi et de la fraternité. Et toujours ce souci de donner la parole à tous, sans faire de hiérarchie entre les souffrances ou les fragilités vécues.

Vivre en frères, s’accueillir, s’écouter, c’était bien l’expérience première proposé par Diaconia, car la diaconie c’est d’abord une façon d’être, une relation avec chacun qui passe par l’attention aux autres, en priorité les plus fragiles ou les plus cabossés d’entre nous. Cette invitation à la diaconie c’est le Christ lui-même qui nous l’a lancé, lui qui s’est fait serviteur et qui a donné sa vie pour tous les Hommes.

Paul Angleraud