Cosme-02-MauriacA Mauriac, à la Maison Familiale Rurale de Crouzit-Haut, 14 élèves de 1ère Bac Pro Paysagistes et deux de leurs enseignantes ont pu  écouter  Monsieur Cosme Capistano da Silva, Brésilien, membre de la Commission Pastorale de la Terre de la région de l’Acre, association partenaire du CCFD-Terre solidaire. Il est venu nous rendre visite dans le cadre de la campagne de carême 2013.

La CPT a surgi d'une prise de conscience par l’Église catholique de la nécessité de soutenir les travailleurs ruraux, en particulier en Amazonie, dans leur lutte pour l'accès à la terre et l'amélioration de leurs conditions de vie.

Il nous a parlé des difficultés rencontrées par les petits paysans, en particulier ceux qui n’ont pas de titre de propriété officiel. Il nous a aussi fait part de la technique utilisée par ceux qui ont suffisamment d’argent pour acheter des milliers d’hectares de terres et faire croire que les titres de propriétés datent de plusieurs dizaines d’années. Ces terres sont occupées par de petits paysans, souvent depuis plusieurs générations, mais ils ne possèdent pas de titres de propriété et peuvent donc être expulsés.

Au brésil sans titre de propriété de la terre, pas de retraite, pas d’aide au moment de la naissance des enfants pour les femmes ni aucune autre sorte d’aide.

Il parle également de la corruption de la police, de la justice, des pouvoirs publics de sa région.
Cosme fait également part du pillage des ressources en bois de la forêt amazonienne, le bois abattu illégalement devient, par des pratiques malhonnêtes, légal et peut ainsi être exporté en Amérique du Nord, en Asie et en Europe.Cosme-01-Mauriac

Les participants posent quelques questions telles que :

  • Et la police que fait-elle ?
    on ne peut pas faire confiance à la police, dont certains membres sont corrompus.
  • D’où viennent les grands propriétaires ?
    Ils viennent de tous les états du pays ainsi que de l’étranger, il y a aussi de grandes entreprises.

Cosme parle de paix, de lutte pacifique pour que les familles déplacées puissent revenir sur leur terres où y rester.

Il explique également que d’autres mouvements se sont créés mais le gouvernement les achète ce qui a comme conséquence que nous n’avons pas d’argent du gouvernement et leur financement provient uniquement du CCFD-Terre Solidaire et de Misereor.

La CPT dénonce toutes ces pratiques et lutte pour défendre les intérêts de ces petits paysans

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