Cosme-02 AurillacA Aurillac, salle de la Montade  nous avons eu la chance de pouvoir écouter  Monsieur Cosme Capistano da Silva, Brésilien, membre de la Commission Pastorale de la Terre de la région de l’Acre au Brésil, association partenaire du CCFD-Terre solidaire. Il est venu nous rendre visite dans le cadre de la campagne de carême 2013.
La CPT a surgi d'une prise de conscience par l’Église catholique de la nécessité de soutenir les travailleurs ruraux, en particulier en Amazonie, dans leur lutte pour l'accès à la terre et l'amélioration de leurs conditions de vie.Cosme-01 Aurillac
Monsieur Cosme Capistano da Silva nous a parlé des difficultés rencontrées par les petits paysans, en particulier ceux qui n’ont pas de titre de propriété officiel. Il nous a aussi fait part de la technique utilisée par ceux qui ont suffisamment d’argent pour acheter des milliers d’hectares de terres et faire croire que les titres de propriétés datent de plusieurs dizaines d’années. Ces-terres sont occupées par de petits paysans, souvent depuis plusieurs générations, mais ils ne possèdent pas de titres de propriété et peuvent donc être expulsés.
Il nous a également fait part du pillage des ressources en bois de la forêt amazonienne, le bois abattu illégalement devient, par des pratiques malhonnêtes, légal et peut ainsi être exporté en Amérique du Nord, en Asie et en Europe.
La CPT dénonce ces pratiques et lutte pour défendre les intérêts de ces petits paysans afin qu’ils puissent continuer à vivre, ainsi que leur famille, de leur travail sur cette terre qui les a vu naitre.
Cosme-03 AurillacBien évidemment la CPT dérange tous ceux qui utilisent ces pratiques illégales ce qui a les conséquences suivantes : destruction du siège régional de la CPT, menaces de mort proférées à l’égard de certains membres. Ces menaces ne sont pas des paroles vaines, plusieurs personnes ont déjà été assassinées, Cosme Capistano da Silva a déjà été la cible de tirs.
Ce danger, pour sa vie, il l’exprime sur le ton de la conversation courante, cela fait partie de sa vie, dans son pays, et lorsque un des participants lui a demandé :
-« et vous vous espérez quand même ? »
Il répond très simplement
-« Oui, je ne verrais peut-être pas la fin de cette situation mais ce seront mes enfants ou mes petits enfants.»
Et en conclusion il nous a dit « la dernière chose qui mourra chez moi, ce sera l’espoir ».

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