Il y a quelques semaines nous fêtions Noël et le nouvel an, moments d’échanges de vœux, de cadeaux et de friandises. Parmi celles-ci, des chocolats aux  divers gouts et  formes.

La lecture d’un article récent sur la culture du cacao m’a interpellé et m’a donné envie de  partager avec vous ces informations sans pour autant vous empêcher  de consommer avec gourmandise ce fameux chocolat.

En effet, nous ne sommes pas, pour le plus grand nombre d’entre nous, conscient de ce qui se cache derrière ce  produit « plaisir ». A savoir : des conditions  environnementales de production peu vertueuse avec   une empreinte écologique importante. Cette empreinte écologique évalue l’impact d’une activité en calculant la surface au sol et la quantité d’eau qu’elle nécessite, ainsi que les déchets qu’elle génère.  Des conditions sociales irrespectueuses du droit du travail et de la santé des travailleurs des plantations.

En matière d’environnement le cacao,  dont 60% de la production mondiale est réalisée en Afrique de l’ouest, Ghana et Côte d’Ivoire,  est très gourmand en eau. En effet un kilo de cacao brut nécessite 27 200 litres d’eau, et à titre de comparaison, 1120 litres pour le café ou 120 litres pour le thé. (information : Water Foot Print. Net work). De plus, seuls 10% de la production est utilisable comme matière première.

Pour obtenir une production conséquente les plantations sont gourmandes en surface au sol, au détriment des cultures vivrières, seules cultures en capacité d’assurer la souveraineté alimentaire des populations locales. Ces plantations sont sources de pollution importante du fait d’un usage intensif des pesticides, usages non soumis à une réglementation rigoureuse.

Le réseau Voice qui rassemble neuf ONG, dénonce des conditions de travail  déplorables, proches de l’esclavagisme. L’OIT estime qu’il y a 2 millions d’enfants travaillant dans ces plantations. Le revenu moyen est inférieur au seuil de pauvreté. Toujours d’après Voice, pour atteindre 2 dollars par jour pour chacun des travailleurs il faudrait que ces revenus augmentent de 341 % au Ghana et de 1608 % en Côte d’Ivoire.

Cette pauvreté structurelle est le résultat de l’asymétrie entre des producteurs isolés et les géants du secteur qui dominent l’ensemble du négoce, (lors de votre prochain achat, merci de regarder le prix au kilo !)

En conclusion,  ne vaut-il pas mieux déguster un chocolat de bonne qualité, en quantité modérée, commercialisé sous un label connu et sur, dont vous saurez qu’il ne contient que des matières grasses issues du cacao et non de l’huile de palme, huile issue d’une culture lourde de conséquences pour les régions et populations concernées.

Bonne journée à tous.