Samedi 12 janvier 2013 une trentaine de personnes se sont retrouvées à l’invitation du CCFD-Terre Solidaire pour échanger autour de «  l’accès à la terre en France et dans le monde ».

Plusieurs invités issus du monde agricole : P.Brette, président de l’Association Battement d’Ailes, L.Mertens de la Confédération Paysanne, D.Christophe, enseignant au lycée agricole de Naves, L.Dufour et A.Rigoux étudiantes en 2ème année de BTS production animale au lycée agricole de Naves nous ont apportés leur soutien dans notre réflexion.  T.Fonty, producteur laitier du Cantal et membre du CCFD-Terre Solidaire animait le débat.

bkog.jpg

Aujourd’hui un enfant meurt de faim ou de malnutrition toutes les 20 secondes alors que notre planète pourrait nourrir 12 milliards d’’habitants à condition de laisser les petits paysans accéder à la terre.

Hors un quizz et un document réalisé par le CCFD-Terre Solidaire nous ont permis de constater que 45 millions d’hectares sont accaparés chaque année depuis 2009 contre 4 millions en 2008 par des groupes financiers ou agroalimentaires. Ce phénomène s’accélère et touche particulièrement l’Afrique et l’Amérique latine. L’économie de marché, la spéculation, la production d’agro-carburants en sont les principales causes.

En France également le nombre d’exploitations et les surfaces dédiées à l’agriculture ne cessent de diminuer. Cette réalité pose la question du modèle agricole et de l’alimentation que nous voulons pour demain. Les intervenants sont unanimes pour souligner le rôle des politiques locales dans ces choix de production : «Quand il y a volonté locale on trouve des solutions ». En tant que citoyens nous pouvons aussi agir et interpeller la société civile.

Après un repas solidaire, plusieurs exemples concrets en Colombie, au Bénin, au Brésil et en Hongrie nous ont permis d’affiner cette question de l’accès à la terre ailleurs. Les politiques comme en Hongrie ou l’action des partenaires dans les pays du Sud peuvent alerter l’opinion et contrer l’accaparement des terres ?

 

    blog_2.jpg

 

Le partenaire Brésilien qui sera présente en Corrèze du 17 au 23 mars 2013 nous aidera à poursuivre ce débat vital pour notre avenir.