Bonjour,

Nous sommes dans une situation où durablement le chômage s’est installé, ce qui veut dire que nous n’avons pas assez de travail pour tout le monde.

Et si nous rêvions ensemble quelques instants ?
Pouvons-nous partager cette richesse, le travail?

Mais n’avons-nous pas déjà essayé avec les « 35 heures » ?
Travailler, oui mais moins longtemps, pour une bonne répartition du travail ?

Mais aujourd’hui malgré ces « 35 heures », le chômage a augmenté.
Malgré ou à cause de ces « 35 heures » comme l’affirment certains?

Dans un univers clôt, la loi des « 35 heures » aurait pu être efficace, mais nous sommes dans un monde ouvert. L’information, les marchandises et les personnes circulent de plus en plus librement.
Et un retour en arrière est inimaginable.

Nous connaissons tous l’image médiatisée du « plombier polonais » : il est moins payé et accepte de travailler beaucoup plus que 35 heures, parfois à la limite de la légalité, et cet européen, il a lui aussi le droit de travailler chez nous, en France.

Ce qui est vrai d’un polonais, l’est aussi plus ou moins pour tout habitant de notre terre.
Les barrières sont illusoires, et si les personnes ne peuvent venir travailler en France, ce sont les produits qui sont fabriqués ailleurs : les productions vont là où les coûts et les contraintes sont les plus faibles.

Alors que pouvons-nous faire pour répartir la pénurie de travail sans provoquer sa délocalisation ?
Pouvons-nous de nouveau rêver ensemble encore quelque temps ?

La mondialisation met l’ensemble de l’humanité sur un pied de relative égalité, encore faut-il que les règles soient elles aussi universelles.

La loi des « 35 heures » pourrait être efficace pour répartir le travail si cette règle était appliquée partout. Uniquement appliquée en France, elle crée une hémorragie, le travail est réalisé par d’autres ou est délocalisé.

Généralisée, elle deviendrait source d’équilibre, de solidarité et d’ajustement à l’évolution du marché du travail. N’oublions pas que celui-ci doit s’adapter à l’évolution technologique, les robots replaçant petit à petit certains travaux manuels et même intellectuels.

Pouvons-nous donc rêver à une véritable organisation internationale du travail ?
Les mentalités ne sont pas mûres me direz-vous ? Qu’en pensez-vous ?

En seulement quelques dizaines d’années, les barrières douanières ont été levées pour libérer les flux de marchandises et les flux financiers. 
Par contre il manque toujours une volonté politique pour gérer mondialement le travail et l’adapter au monde qui change.

Alors que faire pour que le rêve devienne réalité ?
Comme chrétien, n’est-ce pas même un devoir de promouvoir une répartition plus équitable du travail ?

Pour avancer dans l’action il faut une prise de conscience.
Une simple chronique n’est qu’une goutte d’eau, mais c’est déjà une étape pour passer du rêve à l’action.

Je vous souhaite un bon rêve constructif.